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Publié
15 Jul 2026
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Le Congo ajuste ses prévisions budgétaires : une loi de finances rectificative 2026 en hausse
Un projet de loi pour s’adapter à une nouvelle donne politique et économique
Le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka, a présenté hier, mardi 14 juillet 2026, devant l’Assemblée nationale et le Sénat, le projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2026. Ce texte, qui revoit à la hausse les prévisions budgétaires de l’État, vise à intégrer les conséquences de la nouvelle configuration gouvernementale issue de l’élection présidentielle des 12 et 15 mars 2026, ainsi que les bouleversements de la conjoncture économique internationale.
Les raisons d’un ajustement budgétaire
La formation d’un nouveau gouvernement, marquée par la création de nouveaux départements ministériels et la recomposition de certains ministères, a nécessité une révision des crédits initialement prévus. Par ailleurs, les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, notamment le conflit impliquant l’Iran, les États-Unis et Israël, ont provoqué une hausse des cours du pétrole au premier semestre 2026. Bien qu’un accord de paix ait été signé, ses violations répétées maintiennent une incertitude sur les perspectives économiques pour la fin de l’année.
Des hypothèses macroéconomiques révisées
Le projet de loi maintient un taux de croissance économique de 5,5 %, mais ajuste d’autres indicateurs clés :
- Taux d’inflation : fixé à 2,7 % ;
- Prix du baril de brut congolais : révisé de 60,3 dollars à 67 dollars, soit une hausse de 11 % ;
- Production pétrolière : stable à 105 millions de barils ;
- Taux de change : 550 francs CFA pour 1 dollar américain.
Recettes et dépenses en forte progression
Sur le plan budgétaire, les recettes de l’État passent de 2 550,540 millions de FCFA à 2 778,16 millions de FCFA, tandis que les dépenses augmentent de 2 320,167 millions de FCFA à 2 561,069 millions de FCFA.
Côté trésorerie et financement :
- Ressources estimées : 1 595,360 millions de FCFA ;
- Charges : 1 812,306 millions de FCFA ;
- Excédent budgétaire prévisionnel : 216,947 millions de FCFA, destiné à couvrir le déficit de financement.
Les priorités gouvernementales maintenues
Malgré ces ajustements, le gouvernement réaffirme ses orientations stratégiques :
- Consolidation des recettes publiques via la digitalisation des procédures et la réduction des exonérations fiscales ;
- Rationalisation des dépenses publiques ;
- Maîtrise de la dette ;
- Renforcement de la résilience économique grâce au développement des secteurs hors pétrole et à la reconstitution du fonds de stabilisation.
Une présentation sans débat ni vote
Conformément à la loi organique relative aux lois de finances, la présentation du projet devant les deux chambres du Parlement n’a donné lieu ni à débat ni à vote. À l’Assemblée nationale, les députés ont en revanche examiné d’autres affaires à l’ordre du jour, notamment deux projets de loi portant sur :
- La ratification d’un accord de financement pour le programme de sécurité sanitaire en Afrique de l’Ouest et du Centre ;
- Un accord de prêt pour le prolongement de la route de la Corniche de Brazzaville
Les raisons d’un ajustement budgétaire
La formation d’un nouveau gouvernement, marquée par la création de nouveaux départements ministériels et la recomposition de certains ministères, a nécessité une révision des crédits initialement prévus. Par ailleurs, les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, notamment le conflit impliquant l’Iran, les États-Unis et Israël, ont provoqué une hausse des cours du pétrole au premier semestre 2026. Bien qu’un accord de paix ait été signé, ses violations répétées maintiennent une incertitude sur les perspectives économiques pour la fin de l’année.
Des hypothèses macroéconomiques révisées
Le projet de loi maintient un taux de croissance économique de 5,5 %, mais ajuste d’autres indicateurs clés :
- Taux d’inflation : fixé à 2,7 % ;
- Prix du baril de brut congolais : révisé de 60,3 dollars à 67 dollars, soit une hausse de 11 % ;
- Production pétrolière : stable à 105 millions de barils ;
- Taux de change : 550 francs CFA pour 1 dollar américain.
Recettes et dépenses en forte progression
Sur le plan budgétaire, les recettes de l’État passent de 2 550,540 millions de FCFA à 2 778,16 millions de FCFA, tandis que les dépenses augmentent de 2 320,167 millions de FCFA à 2 561,069 millions de FCFA.
Côté trésorerie et financement :
- Ressources estimées : 1 595,360 millions de FCFA ;
- Charges : 1 812,306 millions de FCFA ;
- Excédent budgétaire prévisionnel : 216,947 millions de FCFA, destiné à couvrir le déficit de financement.
Les priorités gouvernementales maintenues
Malgré ces ajustements, le gouvernement réaffirme ses orientations stratégiques :
- Consolidation des recettes publiques via la digitalisation des procédures et la réduction des exonérations fiscales ;
- Rationalisation des dépenses publiques ;
- Maîtrise de la dette ;
- Renforcement de la résilience économique grâce au développement des secteurs hors pétrole et à la reconstitution du fonds de stabilisation.
Une présentation sans débat ni vote
Conformément à la loi organique relative aux lois de finances, la présentation du projet devant les deux chambres du Parlement n’a donné lieu ni à débat ni à vote. À l’Assemblée nationale, les députés ont en revanche examiné d’autres affaires à l’ordre du jour, notamment deux projets de loi portant sur :
- La ratification d’un accord de financement pour le programme de sécurité sanitaire en Afrique de l’Ouest et du Centre ;
- Un accord de prêt pour le prolongement de la route de la Corniche de Brazzaville