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Publié
02 May 2026
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Rido Bayonne : Le génie méconnu qui a marqué le jazz, le funk et les musiques africaines
De Pointe-Noire aux scènes internationales, l’héritage immense d’un musicien hors norme, disparu en 2024
Un talent rare, une influence colossale
Si Manu Dibango a propulsé le Cameroun au firmament du jazz mondial, le Congo, lui aussi, compte ses légendes. Parmi elles, Rido Bayonne : un musicien d’exception, un compositeur audacieux, mais un nom trop souvent resté dans l’ombre. Pourtant, son parcours et son œuvre forcent l’admiration.
Entre jazz, funk et musiques africaines, Rido Bayonne a marqué l’histoire. Auteur de plusieurs albums, il a aussi formé plus de cinq cents musiciens au fil des décennies, laissant une empreinte indélébile sur des générations d’artistes. Fred’o le Musiquier, parmi d’autres, en témoigne : son influence était réelle, son talent, inégalé.
Une carrière entre fusion et audace
Dès les années 1970, Rido Bayonne s’impose comme un pionnier de la fusion musicale. Il collabore avec le chanteur folk Graeme Allwright, accompagne des groupes de rock français, et s’associe à Sugar Blue, musicien emblématique de l’écurie de James Brown. Son éclectisme et sa maîtrise des styles lui valent un surnom évocateur:« l’extraterrestre ».
En 1982, il sort son premier album, Eyano, aux côtés de Jean-Serge Essous, figure historique des Bantous de la Capitale. Suivront From Chicago to Paris (en collaboration avec Sugar Blue) et Gueule de Black (1996), des œuvres qui confirment son génie pour mêler les sonorités avec une aisance déconcertante.
Un ambassadeur culturel infatigable
Rido Bayonne n’était pas seulement un studio musician. Sur scène, il a sillonné l’Afrique, laissant sa marque partout où il passait :
Au Burkina Faso, il participe à la création d’un Jazz Orchestra.
En République du Congo, il influence durablement le FESPAM (Festival des Musiques Actuelles de Brazzaville).
Au Cameroun, il y grave également son nom. En 2007, il lance Douala-Brazzaville, un projet collectif ambitieux, un pont musical entre deux villes, deux cultures, deux rives du fleuve Congo.
Alliances : Un testament artistique
Son ultime album, Alliances, résume à lui seul l’ampleur de son héritage : plus de vingt titres, des dizaines de musiciens réunis, une œuvre foisonnante et généreuse. Rido Bayonne s’éteint en novembre 2024, en France, à l’âge de 77 ans, mais son œuvre, elle, reste vivante.
Natif de Pointe-Noire, il laisse derrière lui une discographie riche, une influence durable et le souvenir d’un artiste discret, mais inoubliable. Un géant du jazz et des musiques africaines, enfin reconnu à sa juste valeur. (DRTV/Charvine MABIALA)
Si Manu Dibango a propulsé le Cameroun au firmament du jazz mondial, le Congo, lui aussi, compte ses légendes. Parmi elles, Rido Bayonne : un musicien d’exception, un compositeur audacieux, mais un nom trop souvent resté dans l’ombre. Pourtant, son parcours et son œuvre forcent l’admiration.
Entre jazz, funk et musiques africaines, Rido Bayonne a marqué l’histoire. Auteur de plusieurs albums, il a aussi formé plus de cinq cents musiciens au fil des décennies, laissant une empreinte indélébile sur des générations d’artistes. Fred’o le Musiquier, parmi d’autres, en témoigne : son influence était réelle, son talent, inégalé.
Une carrière entre fusion et audace
Dès les années 1970, Rido Bayonne s’impose comme un pionnier de la fusion musicale. Il collabore avec le chanteur folk Graeme Allwright, accompagne des groupes de rock français, et s’associe à Sugar Blue, musicien emblématique de l’écurie de James Brown. Son éclectisme et sa maîtrise des styles lui valent un surnom évocateur:« l’extraterrestre ».
En 1982, il sort son premier album, Eyano, aux côtés de Jean-Serge Essous, figure historique des Bantous de la Capitale. Suivront From Chicago to Paris (en collaboration avec Sugar Blue) et Gueule de Black (1996), des œuvres qui confirment son génie pour mêler les sonorités avec une aisance déconcertante.
Un ambassadeur culturel infatigable
Rido Bayonne n’était pas seulement un studio musician. Sur scène, il a sillonné l’Afrique, laissant sa marque partout où il passait :
Au Burkina Faso, il participe à la création d’un Jazz Orchestra.
En République du Congo, il influence durablement le FESPAM (Festival des Musiques Actuelles de Brazzaville).
Au Cameroun, il y grave également son nom. En 2007, il lance Douala-Brazzaville, un projet collectif ambitieux, un pont musical entre deux villes, deux cultures, deux rives du fleuve Congo.
Alliances : Un testament artistique
Son ultime album, Alliances, résume à lui seul l’ampleur de son héritage : plus de vingt titres, des dizaines de musiciens réunis, une œuvre foisonnante et généreuse. Rido Bayonne s’éteint en novembre 2024, en France, à l’âge de 77 ans, mais son œuvre, elle, reste vivante.
Natif de Pointe-Noire, il laisse derrière lui une discographie riche, une influence durable et le souvenir d’un artiste discret, mais inoubliable. Un géant du jazz et des musiques africaines, enfin reconnu à sa juste valeur. (DRTV/Charvine MABIALA)