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ACTUALITÉ Publié 02 Sep 2026 12 vues

Tensions frontalières entre le Congo et la RDC : Le gouvernement privilégie le dialogue après l’incident de Makotimpoko

Les ministres de la Défense et de l’Intérieur auditionnés par la commission Défense et Sécurité de l’Assemblée nationale

Tensions frontalières entre le Congo et la RDC : Le gouvernement privilégie le dialogue après l’incident de Makotimpoko
Contexte et auditions parlementaires

La commission Défense et Sécurité de l’Assemblée nationale a organisé, les 31 août et 1er septembre 2026, une série d’auditions impliquant Raymond Zéphirin Mboulou, ministre de la Défense nationale, et Jean Olessongo Ondaye, ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation. Ces auditions s’inscrivaient dans le cadre des investigations menées suite à l’attaque des agents de la force publique par les Forces armées de la République démocratique du Congo (RDC) à Makotimpoko, dans le département de la Nkéni-Alima.

Les députés ont interrogé les deux membres du gouvernement sur les causes, le déroulement et le bilan des événements, ainsi que sur les textes juridiques déterminant l’appartenance des territoires contestés et les dispositifs de surveillance aux frontières.



Les clarifications du ministre de la Défense

Lors de son audition, Raymond Zéphirin Mboulou a apporté des précisions juridiques concernant le statut des zones contestées, notamment l’île de Mokoloko. Il a affirmé, en s’appuyant sur des textes coloniaux datant de 1908, que :



« Ces îles, comme l’île Mbamou et plusieurs autres au large de Brazzaville, conformément aux textes, appartiennent au Congo. »

Toutefois, il a reconnu que ces territoires sont peuplés par des Congolais de la RDC, soulignant que cette cohabitation est acceptée dans un esprit de bon voisinage.

Qualifiant les faits de Makotimpoko d « incident regrettable », le ministre a fermement condamné les images humiliantes diffusées et réaffirmé la volonté du gouvernement de privilégier le dialogue :



« Le Congo n’est pas l’ennemi de la RDC, nous sommes des frères. Nous devons régler tous nos problèmes par le dialogue. »

Il a également révélé que le chef de l’État suit personnellement le dossier et que les autorités congolaises sont déjà en contact avec leurs homologues de la RDC.



La réaction du ministre de l’Intérieur

Jean Olessongo Ondaye, ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, a remercié la commission pour l’opportunité offerte à la force publique de lever les malentendus sur cette situation. Il a déclaré :



« Pour nous, force publique, le silence est aussi un langage. Mais pour la représentation nationale, le silence peut être mal interprété, mal compris. »

Il a assuré que les députés ont reçu tous les détails des événements, du début à la fin, et que « le processus continue ».



Conclusion et appel à la paix

À l’issue des auditions, Henri Zoniaba, président de la commission, a félicité le gouvernement pour la sagesse dont il a fait preuve dans la gestion de cette affaire. Il a salué la franchise, la clarté et l’honnêteté des réponses apportées par les deux ministres, tout en exprimant la conviction que les deux peuples, dont les capitales sont les plus rapprochées du monde, continueront de vivre en paix, en unité et en cohésion.

Pour rappel, les événements survenus dans la nuit du 26 au 27 août 2026 ont causé deux blessés et des disparus dans la partie congolaise. Les députés ont appelé à l’identification et à la sanction des auteurs de ces actes. (DRTV)
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